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Il y a 20 ans naissait Counter-Strike

Il y a eu un moment dans l'histoire du monde où un mec a dit à un autre qu'il allait créer un jeu vidéo avec des terroristes, des anti-terroristes et des otages à sauver. L'autre a approuvé, et lui a même proposé son aide.

Ce jeu, c'est Counter-Strike. Ces deux mecs, ce sont Minh Le et Jess Cliffe. Ce moment, c'était il y a vingt ans, en 1999. Là où tout a commencé pour l'un des titres historiques de ce qui s'appelle aujourd'hui l'esport.

Edward, dix années de folie chez Na'Vi

Ce 29 mai 2019, Ioann "Edward" Sukhariev a été remercié pour la première fois de chez Natus Vincere. Il aura passé 3 305 jours sous les couleurs jaune et noire de cette structure devenue mythique dont il a été l'un des membres fondateurs.

Il a donc fallu attendre quasiment dix ans pour qu'Edward soit mis de côté. Une décennie presque complète passée dans la même organisation, à quelques mois près et une parenthèse en 2013 chez Astana Dragons, sans jamais s'écarter du très haut niveau mondial. Décrié ces dernières années pour son rendement individuel en baisse, passé dans l'ombre d'une nouvelle génération de joueurs qui suçaient encore leurs pouces quand lui gagnait ses premières lans, Edward n'en reste pas moins une légende absolue de Counter-Strike et un nom à jamais associé à Na'Vi.

Avec ce maillot sur les épaules, il s'est construit un palmarès démentiel, l'un des plus fournis de la scène. Et a été considéré comme l'un des meilleurs joueurs du globe pendant plusieurs années, certes un peu lointaines maintenant. Dix ans de succès, de trophées et de médailles de tous les métaux. Dix ans pour devenir un monument, que le temps peut écorner mais ne parviendra jamais à enterrer.

Les Légendes oubliées des Majors

Participer à un Major est un objectif affiché par tous les joueurs de la scène Counter-Strike. Y obtenir le statut de Légende, c'est-à-dire se qualifier pour les play-offs tout en assurant déjà sa place pour le prochain événement du même calibre, est l'ambition encore au-dessus. Si un seul joueur a acquis puis conservé ce rang sur l'ensemble des 14 Majors déjà joués, olofmeister, nombreux sont ceux à batailler pour y arriver à chaque édition, ou à n'y être parvenu qu'une poignée de fois.

Et puis il y a les oubliés. Des retraités, des disparus des radars, d'anciens espoirs qui ont, un jour dans leur carrière, été Légende. Pas grand-monde ne se souvient d'eux, parce que le temps a passé, parce que d'autres ont pris leur place, parce que leur coup d'éclat n'avait ensuite pas trouvé d'écho. Ils sont les Légendes oubliées des Majors, ceux qui ont un jour entraperçu le sommet avant de s'en éloigner à jamais.

Astralis ou le paradoxe de la domination

Astralis domine, et fait parfois grincer des dents. Mais où est le problème, et était-ce mieux avant ?

L'héritage de Poulidor

Raymond Poulidor était un cycliste français des années 1960 et 1970. S'il est considéré comme l'un des meilleurs de sa génération, accrochant de très grandes courses à son palmarès, il est véritablement entré dans l'imaginaire collectif de par ses malheurs sur le Tour de France. En 14 participations, il a fini trois fois deuxième et cinq fois troisième mais n'a jamais réussi à l'emporter, accumulant les coups de malchance. Cerise sur le gâteau : il n'a pas porté une seule fois le maillot jaune, échouant à plusieurs reprises pour une poignée de secondes, et même à 80 centièmes dans le Tour 1973. En référence à l'histoire de Raymond Poulidor dans le Tour, son nom est passé à la postérité pour désigner une personne habituée à finir deuxième.

Et comme dans tout sport ou jeu vidéo compétitif, Counter-Strike : Global Offensive a ses Poulidor. Des joueurs ou équipes qui ont accumulé les finales... et les défaites.

Ils ont réussi le doublé sur CS:GO

En remportant la DreamHack Atlanta pour la deuxième fois d'affilée il y a dix jours, Happy et RpK ont réussi quelque chose d'assez peu courant dans le monde de CS:GO : conserver leur titre acquis un an auparavant. Avec les changements d'effectif, de calendrier, les tournois qui ne se jouent pas toujours dans les mêmes villes ou tous les ans, les invitations qui peuvent énormément varier d'une année sur l'autre et, évidemment, le niveau fluctuant des équipes et joueurs, gagner la même compétition à un an d'intervalle n'est pas chose aisée. Mais certains ont pourtant réussi.

Ces champions éphémères

Certains insectes ne vivent que quelques heures après leur éclosion. Ils sortent de leur état de larve, se reproduisent, puis meurent. Ils sont appelés les Éphémères.

Si vous enlevez l'étape de la reproduction et la remplacez par une explosion de skill, ce schéma peut aussi s'appliquer à certains joueurs de Counter-Strike. Personne ne les connaît vraiment jusqu'à un tournoi, un match, un round, où ils se révèlent à la face du monde et rivalisent avec les meilleurs. Un quart d'heure de gloire avant de retourner dans l'ombre, parfois pour toujours. Ce sont les Éphémères de Counter-Strike.

87-0

On dit que les records sont faits pour être battus, mais celui-là ne le sera probablement jamais. 87 cartes d'affilée gagnées en lan, une telle statistique semble complètement irréelle aujourd'hui. Pourtant, c'est bien ce qu'ont réalisé f0rest, GeT_RiGhT, Xizt, Fifflaren et friberg sous les couleurs de Ninjas in Pyjamas entre 2012 et 2013. Le niveau n'était pas le même qu'à l'heure actuelle, la scène pas aussi développée, les prétendants au trône bien moins nombreux, le map pool pas aussi étoffé, mais ne pas lâcher ne serait-ce qu'une seule carte en dix lans disputées reste exceptionnel.

La série s'arrêtera le 5 avril 2013, en Ukraine, à Kiev. Il y a cinq ans jour pour jour. Après huit mois de domination totale.

L'ascension de mixwell

shox siempre ha sido mi jugador favorito del CSS. shox a toujours été mon joueur favori sur CSS.

Ces mots, ce sont ceux de mixwell en avril 2017. Il ne se doutait pas une seule seconde qu'il prendrait la place de son ancienne idole un an plus tard chez G2 Esports. Une drôle de destinée pour un garçon qui a longtemps écumé sa scène nationale avant de devoir partir aux Etats-Unis pour se révéler mondialement. Beaucoup ont tenté l'aventure américaine, peu sont revenus auréolés de gloire et d'un statut nouveau. mixwell a réussi. Et son arrivée chez G2, en test pour le moment, pourrait encore le faire rentrer dans une autre dimension. La suite illogique d'une histoire unique commencée en Espagne il y a quelques années.

Bientôt sur la Lune ?

Counter-Strike n'était pas encore sorti officiellement que déjà des LANs (Local Network Arena) s'organisaient un peu partout à travers le globe. Nos petites chambres étroites ont laissé place au garage et aux quatre tréteaux avant que les premières compétitions en réseau investissent des salles des fêtes ici et là. Aujourd'hui, les arènes multisports, les studios TV voire même les stades accueillent les plus grands tournois et ce phénomène apparaît comme une évolution logique, presque naturelle. 

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