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Ils ont soulevé quelques trophées en 2018

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Et voilà, 2018 se termine. C'est l'heure de faire le bilan, de savoir qui peut regarder derrière lui avec la fierté du travail accompli, et qui peut déjà se tourner vers la saison suivante pour espérer faire mieux que celle écoulée. Sur une scène toujours plus développée, avec un nombre d'organisateurs grandissant, les compétitions internationales sont extrêmement nombreuses. Et, forcément, certaines équipes ont mieux réussi à tirer leur épingle du jeu que d'autres. Petite revue des troupes pour savoir qui aura eu le plus de crampes aux bras cette année.

Astralis - 10 tournois remportés

DreamHack Masters Marseille (avril)
Finales ESL Pro League S7 (mai)
Finales ECS S5 (juin)
ELEAGUE Premier (juillet)
FACEIT Major London (septembre)
BLAST Pro Series Istanbul (septembre)
IEM Chicago (novembre)
Finales ECS S6 (novembre)
Finales ESL Pro League S8 (décembre)
BLAST Pro Series Lisbonne (décembre)
+ Intel Grand Slam S1

 

Tout avait pourtant si mal commencé pour Astralis. Début février, l'équipe danoise a perdu son statut de Légende en Major pour la première fois de son histoire après son élimination précoce à l'ELEAGUE Major, et se retrouve avec quatre joueurs dans son effectif. Sans prévenir personne, Kjaerbye a en effet décidé de passer chez l'ennemi national, North. En cinq jours, Astralis doit trouver un remplaçant et jette son dévolu sur Magisk, écarté de chez... North cinq mois plus tôt.

Personne ne pouvait imaginer à quel point ce transfert allait impacter la scène. Il faudra deux mois à cette nouvelle line-up pour s'ajuster puis mettre la main sur la place de meilleure formation du monde. Elle ne la quittera plus jamais et, encore pire, ne sera même plus jamais inquiétée. Ce cinq d'Astralis, sans oublier coach zonic, est en passe de devenir, si ce n'est déjà fait, le plus prolifique de tous les temps sur CS:GO. L'ère fnatic 2014-2015 a du souci à se faire.

Montant en puissance jusqu'à l'été, c'est surtout la deuxième partie de saison de la formation danoise qui est ridiculement incroyable : à partir de septembre, Astralis a joué huit tournois, tous à au moins 250 000 $ de cashprize. Elle a en gagné six, pour une deuxième et une troisième place. Ses cinq joueurs peuvent tous être MVP de chaque compétition disputée, et l'équipe entière sera d'ailleurs probablement dans le top 20 HLTV de fin d'année, ce qui n'est encore jamais arrivé en cinq éditions. De par son professionnalisme, son intransigeance mais aussi son inventivité en jeu, Astralis porte Counter-Strike à un niveau qui n'avait jamais été atteint. Et pour l'instant, personne ne semble être en mesure de contester cette hégémonie.

Merci qui ? Merci Kjaerbye.

 

Natus Vincere - 4 tournois remportés

SL i-League S5 (juin)
CS:GO Asia Championships (juin)
ESL One Cologne (juillet)
BLAST Pro Copenhague (novembre)

Na'Vi n'aura pas démérité en 2018. Zeus lui-même donne à son équipe un 4 sur 5 pour évaluer l'année écoulée. La formation russo-ukrainienne a gagné devant son public, aux finales StarLadder i-League S5, avant d'inscrire son nom sur l'un des trophées les plus convoités de la scène, celui de l'ESL One Cologne. Entre temps, sa victoire aux CS:GO Asia Championships est venue confirmer un été vraiment réussi. La BLAST Pro Copenhague conquise en automne récompense une seconde moitié de saison davantage marquée par l'inconstance, mais qui n'est pas non plus à jeter.

Évidemment, Na'Vi pourra avoir des regrets au vu du niveau stratosphérique montré par s1mple, sûrement top 1 du futur classement HLTV, et de la confirmation qu'electronic peut être absolument dévastateur lui aussi. Quatre trophées, c'est déjà bien, mais cinq défaites en finale, dont une au FACEIT Major London, ça fait forcément un peu mal au coeur. Reste à voir ce qu'il adviendra de cette line-up en 2019, qui pourrait être au centre des transferts : Zeus a annoncé qu'il mettrait probablement un terme à sa carrière l'an prochain, et de nombreuses écuries adoreraient que s1mple vienne chez elle.

 

FaZe Clan - 3 tournois remportés

IEM Sydney (mai)
ESL One Belo Horizonte (juin)
EPICENTER (octobre)

Trois trophées dans des événements à 200 000 $ et plus, pas grand-monde ne cracherait dessus. FaZe, peut-être. La saison paraît au final un peu déçevante pour la line-up, même si elle reste plus que correcte. En fait, plus encore que Na'Vi, FaZe peut avoir des regrets tant elle aurait pu faire mieux. En début d'année, ses défaites en finale de l'ELEAGUE Major puis des IEM Katowice, alors qu'elle partait favorite à chaque fois, ont fait très mal. Les soucis d'olofmeister, qui ont obligé l'équipe à jouer avec Xizt puis cromen pendant près de quatre mois, n'ont pas arrangé la situation.

Fait à noter tout de même, FaZe a remporté ses trois victoires avec ces trois joueurs différents : Xizt à Sydney, cromen à Belo Horizonte, olofmeister à l'EPICENTER. Comme quoi le problème ne vient sans doute pas de la puissance de feu ou de l'adaptabilité des joueurs, mais est plutôt du mental ou du travail effectué en amont. En tout cas, FaZe a déjà démontré sa volonté de changement en remerciant karrigan dès le lendemain de la dernière lan de la saison. L'objectif en 2019 est clair : détrôner Astralis et gagner plus, beaucoup plus.

 

mousesports - 3 tournois remportés

SL i-League S4 (février)
V4 Future Sports Festival (mars)
ESL One New York (septembre)

2018 a été l'année de la confirmation pour mousesports. Toute l'année, la formation a prouvé qu'elle pouvait se maintenir aux alentours du top 5 mondial, remportant par la même occasion trois trophées dont un ESL One. Si tout n'a pas été parfait avec la perte du statut de Légende au FACEIT Major ou le transfert non fructueux de Snax, écarté quatre mois après son arrivée pour que STYKO revienne, mouz a malgré tout passé une année satisfaisante. Il va maintenant falloir confirmer en 2019 et pourquoi pas mettre un petit coup d'accélérateur pour davantage être un danger et un favori affirmé à chacune de ses sorties.

 

fnatic - 3 tournois remportés

IEM Katowice (mars)
WESG (mars)
PLG Grand Slam (décembre)

fnatic a bien choisi ses victoires : Katowice pour le prestige, les WESG pour le cashprize, et le PLG Grand Slam pour bien finir la saison et prouver que ses changements d'effectif sont prometteurs. En dehors de ça, son année a été mitigée, à l'image de la scène suédoise en général. Entre avril et novembre, l'équipe n'a intégré une seule fois le top 4 d'un tournoi international. Il faut dire que les transferts ont été nombreux avec le départ de flusha, l'éviction de Lekr0, le retour de Xizt six ans après, la venue puis la mise à l'écart de draken, et enfin les arrivées de twist et Brollan. La saison 2018 n'a pas été fabuleuse, mais le rajeunissement de son cinq et ses dernières performances incitent à garder un oeil sur fnatic pour 2019.

 

North - 3 tournois remportés

DreamHack Tours (mai)
DreamHack Valencia (juillet)
DreamHack Masters Stockholm (septembre)

Entre North et la DreamHack, c'est le grand amour. Deux victoires dans des étapes du circuit Open, à Tours et à Valence (avec mixwell en last), avant une apothéose à Stockholm en septembre lors d'une édition Masters. Et ce en battant deux fois Astralis en Bo3 lors de la compétition, en poules puis en finale, un petit exploit que personne d'autre n'a réitéré depuis. North manque toujours de constance et correspond parfaitement à la métaphore de la boîte de chocolats : on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Les North des grands jours, capables de battre Astralis, ou les North méconnaissables, qui inscrivent à peine onze rounds en deux cartes contre les modestes Brésiliens de Sharks aux finales Pro League S8. Malgré tout, North continue de remplir petit à petit son armoire à trophées, même si sa marge de progression semble énorme.

 

SK Gaming / Made in Brazil - 3 tournois remportés

Adrenaline Cyber League (mai)
Moche XL Esports (juin)
Finales ZOTAC Cup Masters (août)

S'il y a bien une saison que tout le monde qualifiera de ratée, c'est bien celle des Brésiliens de SK Gaming puis Made in Brazil. Par rapport à 2017, l'exercice 2018 est bien pauvre avec seulement trois trophées, et tous remportés dans des tournois que l'on pourrait qualifier de seconde zone. Le mythique tag MiBR méritait sans doute une renaissance plus dorée. La décision de recruter des Américains, Stewie2k puis tarik, semble ne jamais avoir réellement porté ses fruits malgré quelques places d'honneur récoltées à droite à gauche. MiBR pourrait d'ailleurs redevenir entièrement brésilienne en 2019, d'après des rumeurs d'ESPN. La solution pour de nouveau régner sur la planète Counter-Strike ?

 

Ils ont remporté 2 trophées

Team Liquid
cs_summit 2
SuperNova CS:GO Malta

NRG Esports
IEM Shanghai
cs_summit 3
ENCE
SL i-League S6
DreamHack Winter
The Imperial
Copenhagen Games
DreamHack Summer
Heroic
Games Clash Masters
Toyota Master Bangkok
AGO Esports
ESEA Global Challenge S26
Play2Live Cryptomasters

Team Liquid n'a soulevé que deux trophées cette année. C'est bien peu, mais c'est cela de perdre sans arrêt en finale : six défaites lors de l'ultime match cette saison ! Ça va ressasser dans les chaumières pendant les fêtes. De son côté, NRG s'est vu récompenser de sa montée en puissance par deux belles victoires, à Shanghai et lors de la troisième édition du cs_summit. Il faudra voir si elle arrive à poursuivre sa progression en 2019 ou si elle sera confrontée à un plafond de verre à un moment ou un autre.

La Finlande a gagné autant de trophées internationaux que la France en 2018. Le constat est dur à entendre, mais pour une fois, le pays nordique a pu compter sur une équipe d'ENCE très prometteuse. La réunion des jeunes espoirs du pays et d'allu a déjà permis de remporter deux titres, en attendant la suite. Heroic arrive également à prendre sa part du gâteau, dans des lans moins cotées certes, mais tout de même. Un peu comme AGO, auteur d'un début d'année en fanfare, suivi de mois plus compliqués. Enfin, Imperial, aujourd'hui disparue, a épaté tout son monde au printemps. D'abord à la CPH Games, en gagnant après être sortie du BYOC, puis à la DH Summer, triomphant suite à une qualification obtenue en ligne. Ce fut l'une des belles surprises de l'année, qui a notamment permis de révéler EspiranTo.

 

Ils ont remporté 1 trophée

 Vitality
DreamHack Atlanta

3DMAX
ESEA Global Challenge S29
HellRaisers
Bets.net Masters
Team Kinguin
DreamHack Montréal
GODSENT
QI Invitational
BIG
ESEA Global Challenge S27
TyLoo
SL Invitational Chongqing
 Cloud9
  ELEAGUE Boston Major

Et puis il y a toutes les équipes qui n'ont eu la chance de soulever un trophée qu'une seule fois cette année. Forcément, quitte à n'en gagner qu'un, autant qu'il soit le plus beau possible. Cloud9 a été la première équipe nord-américaine à inscrire son nom au palmarès des Majors lors de l'ELEAGUE Boston. Dans le même temps, elle est devenue la première équipe à se dissoudre aussi vite après un tel sacre. Double performance. On y retrouve notamment Vitality, qui affiche un ratio parfait de une participation à une lan / une victoire depuis le début de son existence sur CS:GO. Il y a aussi 3DMAX, qui s'est offert le Global Challenge S29 en guise de cadeau de fin puisque deux de ses joueurs, Lucky et JACKz, sont ensuite partis chez G2. HellRaisers, Kinguin, GODSENT, qui n'est plus de ce monde, BIG et TyLoo, qui a enfin décroché un premier titre à l'international, complètent la liste.

 

Évidemment, il y a tellement de compétitions internationales sur CS:GO qu'il était impossible de faire un palmarès entièrement exhaustif de 2018. Seuls sont cités au-dessus les tournois les plus prestigieux et les mieux dotés en cashprize. Mais l'on pourrait aussi faire un clin d'oeil à Team-LDLC, vainqueur du PMU Challenge en juin puis des finales de l'ESL Pro European Championship en octobre. AVANGAR mérite aussi qu'on garde un oeil sur elle suite à ses succès à la MSI Gaming Arena et au Bucarest Gaming Week Invitational. Et pourquoi pas saluer les gagnants des différents Minors en passant, étant donné qu'il n'y en a eu qu'une seule édition cette année : Ninjas in Pyjamas en Europe, compLexity en Amérique, Renegades en Asie et HellRaisers pour la région CIS.

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