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EMS Katowice : Le bilan

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L'événement le plus attendu de la scène CS:GO depuis la DreamHack Winter 2013, le grand final des EMS One Katowice se devait de produire un spectacle au moins du même calibre que son homologue suédois. L'engouement autour de cet événement était palpable et pour cause, le Spodek Arena est un lieu devenu mythique dans le milieu grâce à une première édition en 2013 qui a marqué les esprits par son cadre et son ambiance surréalistes et pour le moins inhabituels dans le monde du sport électronique. 

Quasiment une semaine après cette seconde compétition directement supportée par Valve, il est temps de dresser un petit bilan de ces EMS One à Katowice qui ont su monter en puissance au fil des jours pour finir en apothéose et mettre tout le monde d'accord. 

L'une voire la plus belle victoire du binôme légendaire TaZ - Neo. 

Et pourtant, il y en a eu des victoires de prestige. Trois titres WCG ainsi que deux titres à l'ESWC, leur carrière sur 1.6 forcent le respect. Depuis les débuts du Golden 5, ils ont toujours rêvé d'un événement de taille en Pologne devant leur public. Ce moment arrivé, une victoire de Virtus.Pro serait l'une des plus belles histoires de l'histoire de Counter-Strike. Celle d'une équipe qui, il y a encore quatre mois n'était même pas considérée comme top 8 européen et qui remporterait la compétition la plus relevée et la mieux dotée de leur carrière, sur leurs terres, à Katowice. 

Plus que la belle histoire, c'est surtout la manière de faire des hommes de Neo qui a coupé le souffle. Loin d'avoir un parcours des plus avantageux, ils ont tout simplement dominé le tournoi même en zone joueurs où le public était interdit. Ne perdre qu'une seule carte sur l'ensemble d'un tel tournoi est un exploit à part entière. C'était contre LGB eSports en demi-finale. Hormis ce petit écart que l'on peut leur pardonner, ils ont écrasé la concurrence, dominant Titan en poules puis donnant une leçon de Counter-Strike aux autres Français de LDLC avant d'enfin survoler la finale de rêve qui les a opposés aux Ninjas in Pyjamas. 

Après l'éclatement du Golden 5 durant l'été 2013, il était alors difficile d'envisager un avenir aussi radieux pour le trio pasha, TaZ, Neo. Le choix de faire confiance à deux jeunes pousses polonaises était très risqué mais s'est avéré payant la semaine dernière. Snax et byali sont sans conteste les deux grandes révélations de ce début d'année 2014. Les deux jeunes joueurs ont éclaboussé les spectateurs de leur talent. Des statistiques frisant l'insolence pour deux joueurs qui sont désormais rentrés dans une nouvelle dimension et seront largement attendus au tournant. 

A leurs côtés, pasha a une nouvelle fois confirmé qu'il était sans doute le meilleur joueur de Pologne avec une efficacité au sniper déconcertante. Statistiquement le meilleur joueur du tournoi, pasha n'en a pour autant pas oublié sa bonne humeur habituelle et s'est montré plus proche que jamais avec ses fans. Le titre MVP de l'événement a été accordé à Neo, peut-être le meilleur joueur de l'histoire d'1.6 qui a su se mettre en arrière et prendre le rôle difficile de lead in game. Une reconversion plus que réussie qui promet pour la suite. 

Première fois dans l'histoire de VeryGames/Titan qu'une équipe portant ses couleurs ne passe pas les poules. 

Grands favoris pour la victoire finale, les coéquipiers d'Ex6TenZ sont passés au travers de leur tournoi. Une lourde défaite contre Virtus.Pro qui s'est suivie d'un match décisif s'étant avéré être un énorme piège contre HellRaisers. L'équipe qui se devait d'être la mieux préparée de l'ensemble des participants s'est justement peut-être trop préparée ou du moins, dans le mauvais sens.

Une réflexion stratégique trop profonde se doit d'être contre-balancée par des bases très solides. Ce dernier élément a sans doute manqué aux Franco-Belges qui n'ont jamais été à cours de stratégies mais s'y sont peut-être perdus en oubliant les choses les plus basiques et fondamentales du jeu. Les Titan se sont finalement faits prendre à leur propre jeu contre des HellRaisers qui avaient enfilé leurs rollers. Néanmoins, un tel panel de stratégies restera un grand avantage avant chaque compétition future. Cela payera-t-il ? 

D'habitude, l'un des joueurs les réguliers de la formation, NBK n'a pas vraiment évolué à son meilleur niveau à Katowice. Il s'est néanmoins bien rattrapé dans la peau de commentateur mais c'est une autre histoire. Dommage car si shox est resté à un très bon niveau, c'est ScreaM qui a réalisé une bonne prestation individuelle contrastant avec sa fin d'année 2013. 

C'est passé pour LDLC, ça a cassé pour Clan-Mystik. 

Avec l'élimination prématurée de Titan, les deux autres challengers français avaient la pression. D'un côté, les LDLC qui malgré de grosses difficultés en défense sur de_inferno, se sont sortis du groupe le plus facile de la compétition. Les hommes de Happy se sont faits peur. Même face à des Vox Eminor jugés bien en dessous du reste des participants. Finalement, LDLC a été la seule équipe tricolore à accéder aux quarts de finale. L'aventure s'est arrêtée nette contre Virtus.Pro après un match à sens unique et un 0-15 encaissé sur de_mirage qui hante encore les Franco-Suisses. 

Pour Clan-Mystik, l'élimination a été difficile à vivre. Et pour cause, après une belle victoire contre Natus Vincere, les protégés de HaRts ont pris le risque de commencer  terroristes sur de_nuke contre compLexity. Un pari qui a failli payer mais a finalement tourné en faveur des Américains dans les tous derniers rounds. Certainement peu de regrets pour Clan-Mystik qui, la bonne nouvelle dans tout cela, devrait continuer avec cet effectif et notamment participer à la Gamers Assembly. 

Côté individualités, pour LDLC, c'est KQLY qui est passé complètement au travers de sa lan. Uzzziii a également déçu avec une performance assez faible qui confirme les progrès à effectuer avant de s'imposer comme joueur fort de la scène européenne. Chez Clan-Mystik, pas vraiment de défaillances ni d'exploits individuels. Les joueurs stars de l'équipe que sont kennyS, Sf et KIOSHIMA n'ont pas vraiment brillé sans pour autant décevoir. 

Seulement la deuxième fois qu'une équipe française n'atteint pas le top 4  d'une lan internationale dans l'histoire de CS:GO. La première étant la DreamHack Bucarest 2013. 

Ninjas in Pyjamas est au rendez-vous mais ne gagne toujours pas. 

L'équipe la plus rentable, la plus stable et la plus dominatrice de l'ère CS:GO n'arrive pas à gagner de titres majeurs. Le constat est difficile mais est bien là. Pourtant, après la DreamHack Winter, Ninjas in Pyjamas a une nouvelle fois réussi à se qualifier en grande finale grâce à un très bon parcours. Complètement dépassés par les Virtus.Pro, les coéquipiers de Fifflaren se sont une nouvelle fois effondrés au moment de conclure l'événement.

Cette défaite a été très difficile à encaisser d'un point de vue moral. Réunis en zone joueurs après la grande finale, les Suédois avaient mauvaises mines et étaient un peu sonnés. Avec du recul, se qualifier pour ces deux grandes finales restent de très bonnes performances mais par deux fois, les NiP sont tombés sur plus forts qu'eux à un instant T. Cela dit, Ninjas in Pyjamas reste l'équipe la plus régulière de la scène. En témoigne cette statistique révélatrice, les coéquipiers de GeT_RiGhT n'ont jamais terminé une lan internationale en dehors du top 4, une performance inégalée. 

Pour illustrer ce blocage en grande finale, la prestation de Fifflaren semble être un bon exemple. Alors que le nouveau capitaine aurait sans doute rendu sa meilleure copie en lan, il est complètement passé à travers en grande finale avec seulement neuf frags en deux cartes. Financièrement parlant, les NiP constituent toujours la formation qui remporte le plus d'argent en compétitions. Alors, un changement serait-il vraiment nécessaire ? 

Et les autres dans tout ça ? 

En parallèle de Titan, d'autres équipes ont largement déçu. Tout d'abord, iBUYPOWER qui, loin de son épopée à Dallas et sa victoire en grande finale sur les Franco-Belges, a encore une fois fait pâle figure en sol européen. Aucune carte remportée, comme un air de DreamHack Winter. Bref, ces Américains ont de sérieux problèmes de régularité qui les éloignent de leurs compatriotes de compLexity qui ont une nouvelle fois montré de belles choses en accédant aux quarts de finale et accrochant une carte aux NiP.

Troisième déception majeure de la compétition : Natus Vincere. Là encore, aucune carte remportée de la compétition avec un GuardiaN bien loin de sa forme habituelle. On attendait bien mieux de l'écurie ukrainienne qui est une nouvelle fois sortie par la petite porte, quatre mois après la DreamHack Winter. 

Au rayon des confirmations, on retrouve deux équipes scandinaves. LGB eSports et Dignitas. Si Fnatic et compLexity ont eu l'occasion de confirmer leur statut de très grandes équipes mondiales durant de précédents événements, on attendait beaucoup plus des Suédois de LGB eSports et des Danois de Dignitas. Les deux se sont qualifiées pour le dernier carré. Les premiers ont été les seuls à accrocher une carte aux Virtus.Pro, les seconds ont été totalement dépassés par les NiP. Néanmoins, les deux équipes ont chacune quitté Katowice avec 22 000 $ dans les valises. De quoi envisager l'avenir sereinement. 

L'ambiance la plus folle jamais vue ? 

Beaucoup de joueurs n'ayant pas connu les IEM sur 1.6, ont été quelque peu déçus en arrivant sur place et découvrant la zone joueurs. Un simple gymnase interdit au public. Ce "Day 0" d'après le président de l'ESL n'avait pas pour objectif d'en mettre plein la vue aux spectateurs. Bien dommage lorsque durant cette première journée, le jeudi, se joue l'intégralité de la phase de poules du tournoi le mieux doté de l'événement. Finalement les huit équipes éliminées dès la phase de poules n'ont pas réellement vécu ces IEM comme les joueurs l'avaient sûrement imaginé. 

Ce n'est qu'à partir de la phase finale que l'événement a pris de l'ampleur. Tous les matchs de la phase finale jusqu'à la grande finale se sont joués en public sur la plus petite des trois scènes. L'ambiance est montée crescendo avec des pics de décibels lorsque les Virtus.Pro étaient engagés. En guise de cerise sur le gâteau, la grande finale CS:GO s'est jouée sur la très grande scène et devant près de 12 500 spectateurs. Il est vraisembable de dire que le match Virtus.Pro - Ninjas in Pyjamas, malgré un scénario loin d'être folichon, a montré à quel point le FPS de Valve est revenu sur le devant de la scène du sport électronique.

230 000 viewers sur internet, un public sur place qui a porté son équipe de coeur du début jusqu'à la fin tout en montrant un profond respect pour ses adversaires de quoi donner quelques idées à pas mal de supporteurs footeux. Les "historiens eSports" s'accordent à dire qu'une telle ambiance pour un match Counter-Strike a été rarement égalée, pour ne dire pas jamais. 

Pour compléter cet article bilan, n'hésitez pas à aller lire ou relire "le Blog de la rédac : Ils disaient que CS était mort...". Un article retraçant les principaux points abordés durant les discussions avec les développeurs Valve arrive également bientôt. 

Tout le contenu réalisé durant le coverage de ces EMS One Katowice disponible en un clic.

Photos : ESL

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